Contrairement à Chamfort ou Christophe pour ne citer qu’eux, Balavoine ne semble a priori pas faire figure de “reprisable” dans la pop française actuelle.
Ça tombe bien Carl Roosens est belge, et s’en fiche comme de la guigne de la bienséance pop française. A l’aide de son chant un peu monocorde, d’une ritournelle de synthé crade et du martèlement de la boîte à rythme, il ramène le mercure à zéro le temps de cette relecture flippée..
Sa version du tube de Balavoine nous fait redécouvrir la noirceur de ce texte désabusé car une fois débarrassée de ses atours variétisants (les plus notables : la trompette claironnante qui ouvre le morceau original, et le chant même de Balavoine), Le Chanteur est une chanson sordide, avec gloire factice, trahisons, déchéance, alcoolisme, prostitution, et tout le tremblement. Sympa, hein ?
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